L’Oréal, l’histoire d’un empire

L’Oréal, l’histoire d’un empire

02/10/2011 0 Par Marj

Shampoing, crème de beauté, maquillage, produits de luxe, produits pour les bébés… l’Oréal a construit un véritable empire dans le monde entier.

Le premier produit était une coloration pour les cheveux, elle a été mise au point par Eugène Schueller, chimiste diplômé depuis 1903, en 1907.
Il nommera alors cette coloration « L’Auréale » (nom de coiffure à dans les années 1900, cette coiffure forme une sorte d’auréole avec des ondulations).

En 1928, la compagnie est alors rachetée, elle lance alors son dévolu sur les produits de grande consommation.

En 1939, L’Auréale deviendra L’Oréal.

Très vite, L’Oréal devient le leader sur les produits beauté :

  • Les produits pour professionnels,
  • Les produits pour les particuliers
  • Les produits de luxe
  • Et les cosmétiques

L’Oréal possède un bon nombre de marques comme :

  • Kérastase
  • Elsève
  • Studio Line
  • Solar Expertise
  • Dop
  • Vivelle,
  • Mixa
  • Narta,
  • Ushuaïa
  • Garnier (Ultra-Doux, Ambre Solaire, Obao, Neutralia)
  • Maybelline (Gemey)
  • Lancôme
  • Biotherm
  • Cacharel


Tous les produits que nous utilisons tous les jours sans savoir que l’argent va dans la poche de L’Oréal ! Mais quand n’est-il des coiffeurs, saviez-vous que Jacques Dessange et Jean-Louis David appartiennent à notre leader ?!

L’Oréal est sur tous les fronts, il est également l’initiateur du Club des Créateurs de Beauté et se met donc à la vente sur Internet.

L’Oréal met en avant ses produits avec l’aide de STARS :

  • Andie MacDowell
  • Eva Longoria
  • Penelope Cruz
  • Claudia Schiffer
  • Laetita Casta
  • Beyonce Knowles
  • Linda Evangelista
  • Jane Fonda
  • Milla Jovovitch
  • Kerry Washington
  • Sharon Stone
  • Matthew Fox
  • Pierce Brosman
  • Jennifer Aniston
  • Scarlett Johanson

Ils ont tous déclarés :

L’Oréal parce que je le vaux bien !

Ou

L’Oréal parce que vous aussi vous le valez bien !

 

Voici des extraits de l’article publié dans l’Express par Jacques Marseille sur l’enquête de Bruno ABESCAT: « Liliane Bettencourt est sans doute l’inconnue la plus célèbre de France. On découvre surtout comment Eugène Schueller, à partir de teintures concoctées dans sa cuisine, a bâti L’Oréal, l’empire mondial de la beauté. L’histoire d’un homme. L’histoire du XXe siècle. Mais aussi la saga de deux dynasties qui se rencontrent. Y compris aux heures les plus sombres du siècle – la Cagoule, Vichy.

Paradoxalement, l’entreprise française la plus performante est sans doute celle dont l’histoire est la moins connue. Est-ce parce qu’elle le vaut bien?

C’est à cette interrogation que répond la minutieuse enquête de Bruno Abescat. Une enquête qui éclaire une spécificité française à nulle autre pareille, le syndrome de Vichy. Entreprise bientôt centenaire, L’Oréal, puisqu’il s’agit d’elle, reste marquée au fer rouge par l’ambiguïté de son père fondateur, un entrepreneur de génie «à la fois visionnaire et rétrograde, brillant et brouillon, conformiste et aventurier, modeste et volontiers donneur de leçons [p. 65]».

Mais, comme beaucoup d’autres fils du peuple de sa génération, Eugène Schueller, qui a été cinq fois cité pendant la Grande Guerre, à Verdun, sur l’Aisne et au Chemin des Dames, veut aussi repenser le monde. Patron de combat qui a le génie de l’innovation, il manque toutefois cruellement de lucidité politique et n’hésite pas à se compromettre devant des auditoires et dans des journaux parmi les plus détestables de l’époque. Dans un livre publié en 1941, La Révolution de l’économie, il écrit: «Je sais bien que nous n’avons pas la chance des nazis, arrivant au pouvoir en 1933. Ils avaient le temps. Ils ont pu mettre deux ans, trois ans à s’organiser. Nous n’avons pas les cadres que les Allemands avaient à cette époque. Nous n’avons pas la foi du national-socialisme. Nous n’avons pas le dynamisme d’un Hitler poussant tout le monde.»

Certes, ce «Monsieur Batignole» des produits capillaires est aussi un être complexe qui a su cacher des juifs dans sa propriété de l’Arcouest et soustraire ses employés au STO. Reste que Vichy marquera d’une tache indélébile une entreprise qui a fait du secret une marque de fabrique.

Liliane et André Bettencourt l’entretiennent avec un art consommé. Outre le mutisme, la dynastie cultive une sorte d’austérité dans les mœurs. On se marie dans la plus stricte intimité et les vacances se passent loin des regards indiscrets. Qui connaît Françoise, la petite-fille d’Eugène Schueller, l’héritière présumée de l’entreprise, mariée en 1984 avec Jean-Pierre Meyers, petit-fils d’un rabbin mort à Auschwitz? »

N’ayant pas lu le livre, j’ai préféré « copier/coller » l’article ci-dessus, vous pouvez trouver l’intégralité ici.

Les faits énoncés sont amenés à changer, suite à une demande de ma part faites sur les faits historique et les dates clés au service de presse.